Industrie des loisirs & casques de réalité virtuelle : Les salles de sport et de fitness

Après les salles de jeux vidéo et les parcs d’attractions, voici le troisième volet de notre série d’articles sur l’impact de la réalité virtuelle sur les industries des loisirs : nous nous intéresserons ici aux salles de sport et de fitness. Ce marché est absent de l’étude Digi-Capital déjà citée. Sans doute parce qu’il est moins mature que les deux précédents. On y retrouve pourtant des expériences insolites et intéressantes. Mais elles se confrontent à certaines difficultés qui freinent leur développement.

Cela fait déjà plusieurs années que les salles de sport & de fitness expérimentent des dispositifs immersifs associés avec leurs appareils et ateliers. Ce sont pour la plupart des écrans muraux individuels ou collectifs. On trouve aussi des écrans individuels posés sur les appareils. Ces écrans poursuivent généralement trois objectifs : coacher les utilisateurs et/ou les motiver et/ou les distraire pour éviter l’ennui. Je reviendrai dans un prochain article sur ces environnements immersifs.

Les casques de réalité virtuelle, quant à eux, poussent encore plus loin cette tendance de l’immersion.

Fondée en 2014, la start-up française Holodia est sans doute l’une des plus intéressantes dans ce domaine. Elle développe des environnements graphiques interactifs pour casques de réalité virtuelle (pour l’instant, l’Oculus Rift et le HTC Vive) synchronisés avec des appareils de fitness. Ainsi équipé, l’utilisateur d’un rameur (par exemple) se retrouve immergé par le visuel et l’audio dans un environnement imaginaire ou naturel tel qu’une rivière ou un lac, sur lequel il navigue dans une embarcation. Les mouvements du rameur physique sont synchronisés avec les mouvements des rames virtuelles et avec le déplacement de l’embarcation. Les informations habituelles de ce genre d’appareils s’affichent ici dans le casque. Quant au casque audio, il fonctionne par induction osseuse pour ne pas totalement couper l’utilisateur du monde réel et lui permettre d’entendre si on lui parle. Un mode multijoueurs est également prévu. Le tout fonctionne avec un ordinateur dédié fourni par Holodia.

Outre l’environnement pour rameur, Holodia travaille sur des environnements pour vélo ou vélo elliptique. Une machine coûte environ 15.000 euros. Mais elle peut être louée pour 300 euros par mois.

 

Pour éviter les désagréments de la transpiration, qui est l’un des points négatifs relevés par les testeurs, Holodia propose d’utiliser un VR Cover.

Le système Holodia (source)

Le système Holodia (source)

En tout cas, les premiers résultats semblent prometteurs si l’on en croit les créateurs de la startup, interviewés par L’Equipe : « Le produit a été lancé début mai 2016, et nous avons déjà de nombreuses demandes de salles de sport en France et un peu partout en Europe. Récemment, nous avons même reçu des demandes du Kazakhstan ou encore de la Chine ».

Un an avant Holodia, la startup italienne Widerun avait dévoilé un dispositif de cyclisme en réalité virtuelle destiné au marché des particuliers. En réalité, un tel dispositif  pourrait très bien intégrer les salles de fitness avant les appartements privés !

De quoi s’agit-il ? Le dispositif se compose de 3 parties : un trépied sur lequel on fixe la roue arrière de son vélo, une base que l’on pose sous la roue avant, et enfin un boitier avec capteurs de mouvements pour gérer dans le monde virtuel la direction que vous donnez au vélo en tournant le guidon. L’ensemble se connecte en Bluetooth à un ordinateur, lequel à son tour est connecté à un casque de réalité virtuelle (Oculus Rift ou Samsung Gear VR). Le dispositif propose ensuite toute une gamme d’environnements réels ou imaginaires dans lesquels évoluer.

 

Hélas pour Widerun, leur campagne Kickstarter lancée en 2015 n’a pas abouti. Le projet est-il enterré ou va-t-il rebondir dans un autre contexte, par exemple celui des salles de fitness ou des clubs de sport ? L’avenir nous le dira.

Un autre projet en crowdfunding sur Indiegogo semble avoir eu plus de chance : il s’agit du projet Virzoom, qui se compose d’un vélo d’appartement relié à un casque de réalité virtuelle. Le vélo fonctionne avec les casques Oculus Rift, HTC Vive et Playstation VR.

Le vélo d'appartement à réalité virtuelle Virzoom.

Le vélo d’appartement à réalité virtuelle Virzoom.

Le positionnement est ici beaucoup plus marqué sur les jeux que dans les deux cas précédents. Il est aussi assez clairement orienté vers les particuliers à domicile plutôt que vers les salles de sport ou les salles d’arcade. On pourrait toutefois imaginer sans problème qu’il y prenne place. Enfin, quand je dis sans problème, ça n’est pas évident, car à la lecture des retours d’expérience qu’en font certains testeurs, ici ou , il semble que l’usage de ce vélo rende tout autant malade (sur le court terme) ses utilisateurs qu’il ne les rende en bonne santé (sur le long terme) ! Bref, là encore, affaire à suivre !

Ces deux projets rappellent en tout cas celui de Zwift, qui ne repose cependant pas sur la réalité virtuelle mais sur la retransmission sur un écran.

De son côté, la société Runtastic travaille sur un dispositif de coach de fitness depuis 2014.

 

Comme vous pouvez le voir, ce marché est moins avancé que celui des salles d’arcade ou des parcs d’attraction. On sent qu’il y a un potentiel, mais il se heurte à de nombreux obstacles car on touche là à des activités qui ne sont pas seulement de distraction mais qui sont liées à la bonne santé des gens. Vouloir les positionner sur le marché des particuliers à domicile ne me paraît pas la bonne approche, non seulement en raison des coûts, mais aussi en raison de la contradiction avec la volonté des gens de faire du sport en environnement réel, qui est une tendance très forte aujourd’hui, mais aussi peut-être parce qu’on préfère aujourd’hui laisser la maitrise de ce type de dispositif à d’autres, par exemple à sa salle de sport. Peut-être ce positionnement BtoBtoC donnerait de meilleurs résultats… Nous verrons bien.

L’autre difficulté à laquelle je pense a été évoquée dans cet article. Ces casques sont effectivement censés être utilisés pendant une activité physique parfois intense et qui demande une grande liberté de mouvements et des efforts de la part des pratiquants. Si les casques et tout le dispositif de réalité virtuelle sont une gêne physique (lourds, encombrants, douloureux, gênants les mouvements…) ou une gêne physiologique (s’ils rendent malades), ils ne pourront pas être utilisés. La pratique d’une activité de fitness exige un équipement qui conserve la liberté du pratiquant. Voilà quelques défis que doivent relever les casques de réalité virtuelle pour s’imposer dans ce domaine. D’autant plus que les dispositifs de réalité virtuelle ambiante dont je parlais au début de cet article (et dont je parlerai dans un prochain article) leur font de la concurrence parce qu’ils n’ont pas ces handicaps. Affaire à suivre donc…

L’industrie des loisirs se renouvelle avec les casques de réalité virtuelle

Des salles de jeux vidéo aux salles de cinéma, en passant par les parcs d’attraction, l’industrie du divertissement se renouvelle en proposant des expériences inédites rendues possibles par les casques de réalité virtuelle.

Le développement récent des casques de réalité virtuelle a complètement bouleversé le marché de la réalité virtuelle au sens large. Jusque là, ce dernier correspondait surtout à un usage professionnel : marché BtoB de la CAO, de l’ingénierie, de la formation… Aujourd’hui, les casques repositionnent ce marché sur un segment BtoC correspondant à un usage de loisirs par les particuliers. Pour beaucoup d’observateurs, ce repositionnement promet une explosion à moyen ou long terme du marché, avec notamment la perspective de l’achat de casques et de contenus par les particuliers. Pour autant, ce mouvement ne doit pas faire oublier qu’il existe également un “entre deux” : le marché BtoBtoC, dont on parle moins, mais qui mérite pourtant qu’on y prête attention (Je désigne par là des cas d’usage où les consommateurs finaux utilisent les casques temporairement mais ne les achètent pas). A court terme, il pourrait représenter une belle opportunité d’usage des casques de réalité par les particuliers, avant que ces derniers ne les achètent directement.

Un domaine en particulier me paraît illustrer ce mouvement : c’est celui de l’industrie des loisirs et du divertissement, dans le cadre duquel la réalité virtuelle se développe beaucoup actuellement. Ce mariage laisse même entrevoir des perspectives aussi intéressantes en termes de volume de marché qu’en termes de créativité. Les expériences et les usages proposés dans ce contexte avec des casques de réalité virtuelle ne cessent en effet de se développer.

L’objectif de cette série d’articles est de proposer un panorama de quelques initiatives significatives dans ce domaine. Elles s’organisent autour de 5 secteurs clés :

  • les salles de jeux vidéo
  • les parcs d’attraction
  • les salles de sport et de fitness
  • les salles de cinéma
  • les spectacles

Je consacrerai un article à chacun de ces secteurs.

Ces cinq secteurs se sont imposés à moi au gré des découvertes d’initiatives que j’ai pu faire concernant chacun d’eux lors de ma veille. Il apparaît par ailleurs que ce sont aussi les secteurs dans lesquels les analystes placent les principales perspectives de développement de la réalité virtuelle par casque. C’est par exemple ce qui ressort des analyses de l’institut DigiCapital. Dans le schéma ci-dessous (camembert de droite), qui englobe le BtoC, le BtoB et le BtoBtoC, trois des principaux secteurs cités sont les jeux, les films et les parcs d’attraction.

Les perspectives de marché de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle en 2020, selon DigiCapital.

Les perspectives de marché de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle en 2020, selon DigiCapital.

D’autres secteurs mériteraient également d’être évoqués. Je pense notamment à celui des musées, des expositions et de la culture au sens large. J’essaierai de lui consacrer un article ultérieurement.

Enfin, il existe également un développement fort de l’usage des casques de réalité virtuelle dans des contextes professionnels tels que la médecine, la science, la prévention des accidents, la formation, etc. Là encore, j’essaierai d’y revenir prochainement.

Parmi les prévisions chiffrées du marché de la réalité virtuelle, on peut citer celles de Goldman Sachs, qu’illustre le schéma ci-dessous. Même s’il mélange la réalité virtuelle et la réalité augmentée, on a cette fois-ci un bon découpage des segments BtoB à gauche et BtoC à droite, avec les secteurs que je viens d’évoquer à l’instant. En revanche, la notion de marché BtoBtoC, au sens où je la comprends dans cet article, n’apparaît pas. Sans doute est-ce parce que son poids économique pèsera moins à cette échéance que les deux autres marchés. Il n’en reste pas moins qu’il me paraît intéressant de l’étudier pour son impact en termes d’usage et de créativité.

Perspectives du marché de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle en 2025 selon Goldman Sachs.

Perspectives du marché de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle en 2025 selon Goldman Sachs.

On peut aussi citer cet autre schéma, issu de l’analyse de SuperData Research, qui présente les prévisions de parts de marché des différents types de contenus de l’industrie du logiciel de réalité virtuelle.

Quels contenus domineront le marché de la réalité virtuelle en 2019, selon SuperSata Research ?

Quels contenus domineront le marché de la réalité virtuelle en 2018, selon SuperSata Research ?

Enfin, dans son panorama des acteurs de la VR, CBInsights distingue lui aussi peu ou prou les mêmes secteurs BtoB et BtoC :

Le panorama des acteurs et secteurs de l'écosystème de la réalité virtuelle selon CBInsights.

Le panorama des acteurs et secteurs de l’écosystème de la réalité virtuelle selon CBInsights.

Voilà, dernière précision avant de passer au panorama sectoriel : dans ces articles, il sera uniquement question de la réalité virtuelle via les casques. Il ne sera pas question de la réalité augmentée. Il ne sera pas non plus question de la réalité virtuelle ambiante, celle qui utilise la projection d’images sur l’environnement. Je consacrerai prochainement un autre article à ce sujet.

Voilà, place maintenant au panorama par secteur…

SAMI, un robot de téléprésence à commande « naturelle »

Fin juin, j’avais rédigé un article sur le projet DORA, un robot de téléprésence pilotable depuis un casque Oculus Rift. Or, récemment, un tweet de Rodolphe Hasselvander, le CEO de Blue Frog Robotics, créateur du déjà célèbre Buddy, me faisait remarquer que l’équipe qu’il dirige au CRIIF (Centre de Robotique Intégrée d’Ile de France), a déjà mis au point, elle aussi, un robot de téléprésence humanoïde pilotable via un casque de réalité virtuelle. Il s’appelle SAMI.

Le CRIIF est un laboratoire de R&D financé sur des fonds publics et privés, intégré au sein du Robot Lab, un incubateur parisien de solutions robotiques et objets connectés. C’est le CRIIF qui a donné naissance à Blue Frog Robotics en tant que spin-off pour commercialiser le robot Buddy. Rodolphe Hasselvander, CEO de Blue Frog Robotics, est également co-fondateur et COO du CRIIF.

SAMI est un robot semi-humanoïde, avec une base mobile sur roues. Il existe depuis déjà pas mal de temps puisque sa première sortie publique avait eu lieu lors de l’édition 2012 de Futur en Seine. SAMI a un torse anthropomorphe, des bras et des mains qui s’articulent comme leurs homologues humains. SAMI est un robot de téléprésence qui se contrôle à distance de manière très intuitive, via des contrôleurs immersifs. Pour les bras, le pilote humain n’a qu’à exécuter les mouvements : ils sont ensuite reconnus par un capteur de type Kinect 2 et reproduits par SAMI. Pour la tête, comme sur DORA, elle est pilotée via un casque Oculus Rift qui permet à SAMI de reproduire les mouvements de tête de son pilote humain.

Ce type de contrôle permet une interaction à distance très intuitive et immersive du pilote humain avec d’autres humains qui sont en présence de SAMI. Il permet également à SAMI de réaliser de manière très naturelle des actions habituellement difficiles à réaliser pour un robot, telles que prendre et déposer un verre d’eau ou des médicaments ou manipuler des objets.

SAMI a été imaginé pour être au service de personnes en manque d’autonomie (personnes âgées, malades, travailleurs en situations complexes…). L’un des gros intérêts du robot pour la personne assistée, c’est que si SAMI bouge, c’est qu’il y a une personne à distance qui est en train de le piloter pour aider la personne sur place. C’est donc un type de soutien très différent d’un robot intelligent purement autonome. SAMI est une interface robotique entre deux humains éloignés l’un de l’autre.

Pour autant, SAMI peut également apprendre des mouvements et actions, et les exécuter de manière autonome, piloté cette fois-ci par la personne qui est présente à côté de lui. SAMI dispose également de capteurs 3D pour se déplacer et agir de manière autonome, en prenant en compte son environnement, et ne pas heurter un mur, un objet ou une personne.

Bref, je vous laisse le découvrir dans la vidéo ci-dessous :

Si Buddy, pourtant créé après lui, lui a grillé la priorité en termes de popularité, c’est parce qu’il a été positionné sur un créneau accessible par le grand public (plus petit, moins cher, d’usage domestique plus simple), alors que SAMI vise des usages beaucoup plus professionnels. Indépendemment de cela, SAMI représente cependant à mon sens une tendance clé de l’évolution conjointe des robots de téléprésence et de la réalité virtuelle…

Pourquoi les casques de réalité virtuelle fascinent-ils ?

Les casques de réalité virtuelle séduisent parce qu’ils combinent les réponses à plusieurs aspirations :

  • L’immersion, c’est-à-dire le fait d’être plongé au coeur d’un environnement visuel et sensible qui se substitue à l’environnement réel ou contextuel, ce qui nous permet d’oublier ce dernier l’espace d’un instant…
  • L’ubiquité, c’est-à-dire le fait d’être présent dans deux lieux à la fois, ici et ailleurs, à se transporter ailleurs sans bouger (illusion de téléportation). L’impression d’ubiquité est d’ailleurs parfois créée par des techniques d’immersion.
  • Le jeu et l’interaction que permet un univers virtuel interactif.
  • La fascination pour les représentations réalistes, qu’elles soient virtuelles ou vidéo (“c’est plus vrai que nature, on s’y croirait, c’est bluffant !”).

Ces aspirations provoquent l’adhésion et la captation des utilisateurs de casques de réalité virtuelle.

Les marques et les organisations peuvent alors utiliser et mettre à profit ces aspirations pour proposer à leurs publics des expériences… :

  • d’apprentissage
  • de jeu
  • de publicité, d’influence
  • de prévention, de prise de conscience
  • de fiction
  • etc.

J’en ai déjà présenté plusieurs dans de précédents articles.

Dans ce contexte, les casques de réalité virtuelle se distinguent des dispositifs environnementaux de type CAVE de la manière suivante : ils proposent une expérience individuelle, autonome, mobile, qui repose sur l’équipement corporel, tandis que les dispositifs environnementaux proposent une expérience statique, installée dans un lieu, mais qui laisse le corps libre de tout appareillage. 

Ludification digitale chez Mc Donalds

Voici quelques semaines, je suis allé manger au restaurant Mc Donalds du centre commercial Vélizy 2. Non pas que je veuille vous raconter ma vie, mais c’est simplement que j’y ai découvert un restaurant entièrement dévolu à la ludification digitale. Il faut que je vous raconte tout ça…

Nous savons tous combien McDo mise sur le ludique pour attirer le public dans ses restaurants et tout particulièrement les enfants : cadeau surprise, Happy meal, structures de jeu, j’en passe et des meilleures… Mais en entrant dans le restaurant de la chaîne à Vélizy 2, j’ai découvert une version de cette approche totalement inédite à mes yeux : d’une part les activités ludiques sont pléthore, d’autre part elles sont quasiment toutes digitales et parfois très innovantes. C’est l’exemple type du « digital restaurant », en référence au « digital retail ».

Commençons par l’entrée du restaurant où de gigantesques bornes-totems permettent de passer commande, de payer et même de choisir votre emplacement dans les différentes zones du restaurant pour qu’on vienne vous y livrer. Ce système est apparemment unique en France dans les Mc Donalds.

Le Mc Donalds de Vélizy 2, avec les bornes totems au fond.

Le Mc Donalds de Vélizy 2, avec les bornes totems au fond. (source)

Sans être explicitement thématiques, ces différentes zones fonctionnent comme des « univers » proposant des ambiances et un design différents, notamment en termes d’ameublement et d’activités ludiques. Côté ameublement, certaines zones sont classiques, d’autres plutôt lounge, d’autres plutôt stand-up (tables et chaises hautes).

Au-delà de ces distinctions, le principal trait commun et trait marquant des activités est qu’elles sont toutes digitales. On trouve par exemple 12 iPads, des projections vidéos, des jeux vidéos, etc. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est que j’y ai retrouvé deux types d’activités dont j’ai déjà parlé dans ce blog, ce qui a renforcé mon sentiment de l’importance qu’ont ces dispositifs et de l’intérêt qu’il faut leur porter.

Le premier est une boîte à hologramme. En réalité, il s’agit d’un simili hologramme, mais sa présence renforce mon sentiment déjà exprimé dans les deux articles ci-contre qu’il y a bien une fascination particulière qu’exerce sur nous ce type d’illusion de transparence vivante (Voir De la transparence à l’immatériel : l’émergence des hologrammes et Les hologrammes : des interfaces d’affichage aux interfaces de commande).

La boîte à hologramme

La boîte à hologramme

Le second est un jeu qui fonctionne sur le principe d’une projection d’image interactive sur une table, avec une Kinect qui rend la table « tactile » car elle détecte et réagit aux mouvements des mains sur la table. Pour le coup, ce dispositif aurait eu sa place dans la série d’articles que j’ai consacré aux différentes techniques qui permettent de transformer n’importe quelle surface en interface (Voir le premier article de cette série).

La table tactile

La table tactile

En me renseignant après cette visite, j’ai découvert que ce restaurant avait été inauguré le 1er décembre 2012 et qu’il s’agit du premier restaurant de la chaîne en France correspondant au concept de « Spirit of family », un concept qui n’existait jusqu’alors qu’en Angleterre et en Allemagne. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un concept de restaurants dédiés à la famille, et plus précisément aux distractions familiales. On y trouve donc tout ce que j’ai déjà cité, présenté dans un design d’ameublement lui aussi adapté, avec des zones plus larges, des tables amovibles, des espaces de rangement, etc. Si vous voulez tout savoir, la zone des iPads s’appelle l’iPad Area, le jeu tactile La Table magique (que c’est original !), le Happy studio est un dispositif qui permet d’interagir avec un univers virtuel, le Big Square est un espace de projections vidéos, Ronald Gym & Fun est une aire de jeu d’un nouveau type où les jeux vidéos sont activables via le mobilier (il faut par exemple pédaler sur un vélo pour jouer à un jeu de course), etc.

Chez Mc Do, les jeux vidéos, c'est du sport !

Chez Mc Do, les jeux vidéos, c’est du sport !

Outre les photos ci-jointes, vous pouvez vous faire une idée du lieu via la vidéo ci-dessous :

Sincèrement, on a beau penser tout ce qu’on veut des Mc Donalds, ce restaurant change vraiment la donne et propose une expérience digitale et ludique qui va bien au-delà de la restauration… et certainement bien au-delà des Mc Donalds ! C’est une sorte de restauration-entertainment inédite !

A ce sujet, je ne l’ai pas vu dans le restaurant de Vélizy, mais la Happy Table n’aurait pas dépareillé dans le mix d’activités digitales qui y figurent. Si vous voulez en savoir plus à son sujet, vous pouvez consulter cet article et/ou voir la vidéo ci-dessous :

Alors, envie d’aller faire un tour à Vélizy 2 ?

Source : http://industries-creatives.com/mcdonalds-a-lheure-digitale/