Objets connectés : Quelles plateformes de collecte des données personnelles ? – A. Les Géants du Web et du mobile

1. Apple : Health + HealthKit + ResearchKit

Health / Santé est une application qui permet à un utilisateur d’agréger en un seul endroit les données de santé et de bien-être issues de ses appareils connectés et de ses applications. Elle se présente comme “un tableau de bord des données concernant la santé et la forme physique” de ses utilisateurs. Elle est décrite ainsi sur le site web d’Apple : “L’app Santé vous permet de centraliser toutes vos données de santé et de forme au même endroit sur votre appareil. Et sous votre contrôle. Car vous êtes le seul à pouvoir utiliser et partager ces informations. Choisissez quelles données figurent dans l’app Santé et quelles apps peuvent y accéder. Lorsque votre iPhone est verrouillé par un code ou Touch ID, toutes vos informations de forme et de santé contenues dans l’app Santé sont chiffrées. Vous pouvez sauvegarder les données de l’app Santé sur iCloud, où elles sont également chiffrées, qu’elles soient au repos ou en transit. Les apps accédant à HealthKit doivent appliquer une politique de confidentialité. Avant d’autoriser une app à accéder à vos données de forme et santé, assurez-vous de bien lire sa politique.”

HealthKit est la plateforme Cloud et le service qui permettent aux développeurs d’applications et d’objets connectés de les rendre compatibles avec l’application Health pour le partage et la collecte de données.

ResearchKit (https://www.apple.com/fr/researchkit/) est la plateforme d’Apple dédiée aux organismes de recherche médicale pour qu’ils développent des applications qui récupèrent les données santé des utilisateurs de l’application Santé d’Apple. Le partage des données est géré par les utilisateurs qui choisissent pour qu’elle application ils partagent quelles données. Selon L’Usine digitale, la marque à la pomme prend des précautions pour éviter que l’outil ne se transforme en gigantesque banque de données personnelles. Elle a précisé les conditions d’utilisation du service. Les développeurs collectant des données via HealthKit auront l’interdiction de les revendre à des publicitaires ou à des courtiers de données, prévient Apple dans ses règles de confidentialité mises à jour. Elles pourront en revanche partager ces données avec des tiers à des fins de recherche médicale, mais à condition que les utilisateurs donnent leur consentement explicite.”

A lire :

2. Google : Google Fit + Nest/Revolv/Dropcam

Google Fit est le service de Google équivalent à HealthKit d’Apple. C’est une plate-forme Cloud qui permet de centraliser les données de santé issues d’objets connectés ou d’applications de quantified self telles que Strava, Runkeeper, Runtastic, etc. Elle permet de stocker ces données dans le Cloud et de les consulter au sein d’une seule et même application : Google Fit. Les objets connectés et applications “connectables” doivent être compatibles avec la plate-forme. Pour cela, Google Fit propose un ensemble d’API qui permettent aux développeurs et aux fabricants de partager les données collectées par leurs applications ou leurs appareils dans le Cloud de Google.

Ces données sont ensuite consultables, soit sur un smartphone ou une tablette Android via l’application Google Fit (voir ci-dessous), soit sur un appareil qui fonctionne sous Android Wear ou encore via le site web : https://fit.google.com/u/0/.

Google Fit est donc aussi une application Android gratuite qui collecte des données via les capteurs du smartphone ou du device connecté. Elle peut détecter automatiquement le type d’activité parmi trois possibles : marche, vélo et course à pied. Ou bien il est possible de choisir manuellement parmi 100 autres activités. Elle peut mesurer le nombre de pas effectués au quotidien et la durée d’une activité physique.  Ces données peuvent également être confrontées à des objectifs (par exemple 6000 pas et 1 heure d’activité physique par jour). Après l’avoir installée, il faut accorder à Google des autorisations relatives à la collecte de données dans son cloud, telles que votre position et l’historique de vos positions. Des paramètres tels que genre, taille et poids peuvent également être renseignés. L’application fonctionne également sur tablette.

La domotique selon Google : Nest + Revolv + Dropcam

En termes de domotique, l’offre de Google est pour l’instant plus éclatée puisqu’elle est issue du rachat de plusieurs sociétés : Nest (thermostat et détecteur de fumée connectés), Revolv (hub domotique) et Dropcam (caméra connectée). Mais tout ce beau monde est certainement en train de préparer un service unifié qui fonctionnera comme une plateforme permettant de rassembler tous ces devices et leurs données. Le programme Works with Nest, qui propose une API pour faire communiquer de multiples applications et devices avec le thermostat Nest, en marque peut être les prémices. Sans compter que les fameuses Google Glass ont également rejoint le giron de Nest. Pour quels usages ?

A lire :

3. Samsung SAMI

Dans le cadre de son programme SSIC (Samsung Strategy & Innovation Center), Samsung a créé un ensemble d’outils destinés à créer un écosystème de devices et de services connectés, dédié notamment à la santé. L’ensemble se compose du modèle de conception Simband et de la plateforme SAMI.

Commençons par Simband. C’est un concept ou modèle de bracelet connecté (“reference design”) associé à un service (“reference platform”) qui permet aux développeurs de créer des algorithmes de collecte et d’analyse des données issues de capteurs positionnables sur le bracelet (“multi-sensor module”).

Samsung vante ainsi son service : “Construisez des algorithmes qui analysent en temps réel les données issues de plusieurs capteurs. Apprenez à recueillir ces données en continu ou par des contrôles ponctuels, puis visualisez les, affichez les tendances et influencez les comportements”.

L’ensemble n’est pas un système fermé, mais ouvert. A titre d’exemple, Samsung a conçu un kit de référence (“reference implementation module”) dénomé Simsense. Mais le fabricant souhaite que des industriels développent leur propres capteurs pour Simband.

Le business model n’est pas la commercialisation du bracelet mais le recueil et la vente de données. C’est là qu’intervient la plateforme SAMI (Samsung Architecture Multimodal Interactions), destinée à recueillir et à analyser des données en grand nombre (Big Data) issues des appareils développés par n’importe quelle entreprise sur le modèle Simband.

SAMI comprend tous les outils nécessaires pour cela : un serveur Cloud, des APIs, des SDKs, un portail développeur, un portail utilisateur, une application mobile…

Selon Numerama , qui cite Samsung, “à partir de SAMI, “les développeurs peuvent accéder aux données et en tirer parti pour créer des applications entièrement nouvelles”. (…) SAMI sera la « première plateforme dans son genre réellement sécurisée, ouverte, diversifiée » Toutefois, l’entreprise précise bien que les accès se feront par des API, et donc qu’elle gardera le contrôle sur la propriété des données, et sur leur utilisation.” Qui seront ces “développeurs” ? Pour Numerama, “il pourra s’agir aussi bien de développeurs d’applications d’aides au footing qui veulent pouvoir comparer les efforts de chacun sur un parcours donné, que de groupements d’assurances santé qui pourront proposer des réductions tarifaires à ceux qui acceptent d’être espionnés pour vérifier qu’ils ne fument pas ou qu’ils n’ignorent pas une instabilité cardiaque.”

Pour Numerama encore, l’enjeu est celui de la e-santé et de la médecine prédictive : “C’est le Big Data et la possibilité de croiser ensemble des milliards d’informations de millions de consommateurs qui fera la valeur commerciale de l’e-santé, en faisant de ces données le carrefour indispensable entre les patients, les médecins et les industries pharmaceutiques”.

Selon les conditions générales de Samsung, les données exploitées le sont uniquement sur accord des utilisateurs.

A lire :

4. Amazon : 2lemetry – Une offre dédiée aux entreprises

Début 2015, Amazon a racheté la start-up 2lemetry, qui propose aux entreprises une plateforme de collecte et d’analyse des données de l’internet des objets.

A lire :

5. Meizu – Lifekit

Début 2015, le fabricant de téléphones chinois Meizu a dévoilé Lifekit, une plateforme de collecte des données issues de divers objets connectés, dont ceux de sa gamme Smartcare.

A lire :

 

 

 

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