Les consommateurs sont-ils prêts à acheter des objets connectés ? Partie 6 : Conclusion

Pour conclure cette série d’articles sur la disposition des consommateurs à acheter des objets connectés, revenons au sondage qui était le point de départ de ma réflexion. On peut maintenant l’analyser avec un peu de recul.

Tout d’abord, le chiffre du rapport de Baird (85% des personnes interrogées disent ne pas vouloir acheter de bracelet connecté) est présenté comme négatif, mais cela laisse quand même 15% d’intention d’achat sur cette seule catégorie des bracelets connectés. Quand on compare aux autres catégories d’objets connectés, ou à d’autres produits, ça reste tout à fait correct pour un marché encore jeune.

On peut aussi arguer que ce qui est valable pour les bracelets ne l’est peut-être pas pour les autres catégories.

Les articles précédents ont montré que d’une étude à l’autre les chiffres sont des plus différents. Ce qui amène à être prudent avec chaque étude prise en particulier.

NB : Franchement, quand on regarde les résultats des sondages sur les intentions d’achat des consommateurs (voir article 3 de cette série), les chiffres sont tellement disparates qu’on se demande quel crédit accorder à ce type d’enquête !!!.

Même si c’est un marché de niche sur chaque catégorie, l’ensemble peut constituer un marché plus grand, composé d’une multitude de marchés de niches. Ce marché plus grand peut intéresser des fabricants qui peuvent être assez facilement présents sur plusieurs catégories.

C’est un marché jeune, qui évolue au fur et à mesure qu’évoluent les caractéristiques des objets. La définition des catégories évolue elle-même parfois au fur et à mesure qu’évoluent les caractéristiques des objets. Et finalement, les intentions des consommateurs peuvent évoluer fortement en fonction de ces évolutions des objets.

Ce n’est pas tant une multitude de marchés de produits que des marchés d’écosystèmes dans lesquels il faut maîtriser l’écosystème des usages, des services et des technologies.

La connection des objets, qui en fait aujourd’hui un élément différenciant, va progressivement devenir une commodité. Demain, on achètera des objets connectés même si ça n’est pas pour cette raison qu’on les aura achetés. On achètera “des objets qui par ailleurs sont connectés” plus que “des objets connectés” en tant que tels.

Il n’en reste pas moins que subsistent aujourd’hui des freins à l’achat et à l’usage plus massif de ces objets. J’en ai listé certains dans l’article 4 de cette série. C’est en grande partie en fonction de la réponse des fabricants et des marques à ces freins que la propension des particuliers à acheter et à utiliser ces objets pourra augmenter.

La question n’est pas seulement l’intention d’achat mais aussi, voire surtout, l’intention d’usage, c’est-à-dire la satisfaction à l’usage et le maintien de l’usage dans la durée.

Nous utiliserons demain des objets que nous n’aurons pas achetés mais qui nous aurons été fournis par des tiers. Il y a là tout un pan du développement des objets connectés à étudier. On passe ainsi d’un modèle BtoC à un modèle BtoB ou BtoBtoC.

Dans cette perspective, alors que les fabricants sont astreints à des résultats immédiats, les marques travaillent elles sur le plus long terme pour mettre en place le bon service avec les bons objets, en partenariat avec les fabricants, les agences digitales et les ESN. Un long terme qui se prépare cependant dès aujourd’hui, sous peine de rater le coche demain lorsque le marché sera plus mature !

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