Quand n’importe quelle surface devient une interface. Episode 2 : Les surfaces d’affichage réactives.

L’une des premières manières de transformer une surface en interface consiste à montrer sur celle-ci des représentations réactives à l’environnement ou à des stimulis.

C’est le type de dispositif mis en oeuvre sur la tour Rogier, à Bruxelles (ancienne Tour Dexia) : sa surface est couverte de LED qui s’illuminent de manière différente suivant l’éclairage extérieur (jour/nuit), suivant les prévisions météo du lendemain ou selon tout autre scénario imaginable…

C’est aussi le cas de la robe Intimacy 2.0, dont j’ai déjà parlé dans un précédent article : cette robe devient transparente lorsque le désir sexuel de la personne qui la porte augmente !

Ou encore de sa cousine, la robe détectrice de mensonge, des mêmes Studio Roosegarde.

C’est encore le cas de cette robe créée par Philips Design (plus d’infos ici) :

Ou des vêtements Radiate Athletics, qui changent de couleur selon la température de chaque zone du corps.

Ou encore de la robe Galaxy Dress, de Cute Circuit :

Dans tous ces cas de figure, l’utilisateur n’interagit pas vraiment avec la surface. En tous cas, il ne la commande pas intentionnellement. Celle-ci, par contre, réagit aux stimulis auxquels on l’a programmée de réagir. Et en contrepartie, le fait qu’une surface normalement inactive et neutre réagisse, cela est susceptible de susciter chez le spectateur de l’attention et une réaction en retour.

Ici, la surface n’est donc qu’une interface d’affichage.

Les technologies qui permettent ces dispositifs sont de deux ordres :

  • d’une part, une technologie de capteurs et/ou un dispositif de commande,

  • et d’autre part une technologie d’affichage, en l’occurence des lampes LED pour la Tour Rogier/Dexia, une matière réactive à la lumière de leds pour la robe Intimacy 2.0, etc.

Évidemment, dans le cas de la tour Rogier/Dexia, la notion de surface n’est pas évidente. De prêt, à vue d’oeil, et donc à l’échelle humaine, le dispositif de lampes est assez grossier et n’a rien d’une surface. Mais à l’échelle du bâtiment, il en va tout autrement : le dispositif est perçu comme étant la surface du bâtiment. On peut donc quand même parler, dans ce cas, de surface.

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2 réflexions sur “Quand n’importe quelle surface devient une interface. Episode 2 : Les surfaces d’affichage réactives.

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